Hello chers moussaillons, corsaires et autres curieux, bienvenue à vous ! <3
Après la formation The Hacking Project, les chemins varient. Certains créent leur boîte, d’autres continuent de travailler dans leur domaine avec plus de compétences, d’autres se reconvertissent professionnellement en tant que developper, puis d’autres continuent de se former après The Hacking Project. En école ou à l’aide de MOOCs.

Dans cet article, nous allons suivre le parcours d’un corsaire (session 3) The Hacking Project , entrepreneur dans l’âme, j’ai nommé Antonin Siguier que voici ⬇️


Hello Antonin, peux-tu nous parler un peu de ton parcours avant The Hacking Project ?

Avant THP, j’ai fait une école de commerce, je me suis spécialisé en entrepreneuriat, et j’avais plusieurs projets annexes que je voulais monter avec des amis ou seul.  Je me suis donc dirigé vers plusieurs boîtes de développement web pour mettre en place mes idées. On me proposait des devis de 10 000, voire 15 000€ sur des choses qui ne me semblaient pas si compliquées, j’ai donc décidé de mettre la main à la pâte, et voir si je pouvais produire quelque chose, c’est à ce moment que je me suis intéressé au code. Après mon école de commerce, j’ai pris une année sabbatique durant laquelle j’ai pas mal codé dans différents bootcamps, dont The Hacking Project. Je suis ensuite parti à Boston pour prendre des cours d’intro à l’informatique à Harvard, puis j’ai ensuite été admis à 42.


Pourquoi as-tu rejoint The Hacking Project ?

La pédagogie de THP me plaisait bien, et elle s’apparente pas mal à celle de 42 : en peer-learning, et en projet par groupe, ce qui n’était pas très commun aux autres bootcamps. Bien sûr le prix faisait partie également des arguments qui m’ont poussé vers ce choix.
Puis le *Rails permet de créer un p’tit MVP, pour des hackatons ou des projets personnels, c’est simple de produire quelque chose de rapidement, et de construire ensuite.


*Rails👆 Antonin fait allusion au framework Ruby On Rails, que l’on vous enseigne à THP. N’hésitez pas à lire notre programme pour en savoir plus.


Que retiens-tu de ton expérience à THP ?

C’était une super expérience, j’ai rencontré de belles personnes, qui sont encore de bons amis aujourd’hui. Ces 3 mois intenses m’ont permis de pas mal progresser en code, ça laisse des traces. THP, c’est aussi une pédagogie que j’ai découverte, car j’ai fait THP avant 42. Le peer-learning, l’aspect apprentissage par projet en groupe étaient des méthodes que je ne connaissais pas.

La communauté est bienveillante, un exemple pour illustrer ça :
Comme je ne suis pas très bon en frontend, j’avais posté un message sur le slack de THP pour demander des tips, et Nicolas Bertolino, membre de THP session 5, a fait une refonte totale de notre site. THP, c’est aussi ça !


Parle-nous un peu de la boîte que tu as montée?
De qui est l’idée ?

L’idée de Liebr nous vient de Léo Monnet.

Notre but est de réconcilier les conducteurs deux roues motorisés et les mécaniciens.

Liebr est une plateforme de mise en relation entre mécaniciens indépendants et usagers 2 roues motorisés

Léo Monnet, CEO de Liebr:
Je suis mécanicien de formation, je n’avais aucune relation avec les clients, je ne pouvais pas être force de proposition ni proposer de services alternatifs, donc je me suis mis en indépendant, en parallèle d’une licence en math-informatique. Durant mon expérience de mécanicien indépendant, au bout de 6 mois, on m’appelait presque 10 fois par jour car je proposais des services différents des garages (20 à 30 euros moins chers). Une confiance s’instaurait donc entre le client et moi, ce qui permettait d’agrandir mon réseau, et ce, grâce au bouche-à-oreille.
Je me sus rendue compte que les gens allaient sur le bon coin, et tapaient « mécanicien indépendant » puis comparaient plusieurs mécaniciens, il y a là une réelle volonté d’éviter les garages. C’est comme ça que l’idée m’est venue. J’en ai donc parlé à mes amis d’enfance , Antonin Siguier et Matthieu Rouxel, puis on s’est lancés il y a 6 mois.


Matthieu Rouxel, COO de Liebr

Nous sommes le Doctolib de la mécanique

Nous mettons en avant la confiance et transparence pour les usagers (2 roues pour l’instant) , mais aussi pour les mécaniciens qui bénéficient aujourd’hui de la pire satisfaction client, due à l’image négative des garages.


Qu’est-ce que ça donne côté utilisateur ?

Il suffit de faire une demande sur la plateforme en remplissant un questionnaire, les usagers auront accès aux mécaniciens avec des filtres selon la localisation géographique, les prix, ou les compétences des mécaniciens. L’idée est de mettre en avant les mécaniciens, et non les garages. Nous proposons de faciliter la vie et aux usagers 2 roues et aux mécaniciens. On est un facilitateur.


Comment vous êtes-vous retrouvés à l’incubateur HEC ?

Léo M :
Nous avons participé au Start-Up Launchpad en début Janvier, et nous avons gagné lors du pitch day à Station F (avec une autre startup: Mawa), ce qui nous a permis d’être incubés 3 mois gratuitement chez l’incubateur HEC , et par la même occasion, d’accélérer le processus. L’incubateur donne accès à des experts et intervenants qui permettent d’exécuter l’idée de la manière la plus optimale possible, sur 2 mois.
Nous participons également à un concours de pitch au salon Vivatech, concours qui met en compétition 10 écoles, et nous allons représenter HEC.


Des petits conseils pour ceux qui n’osent pas entreprendre ?

Léo M :
il faut prendre l’avis de ceux qui ont des solutions alternatives, parler de votre idée aux personnes concernées par cette possible solution, ce sont eux qui vous aideront à la mettre en place.

Antonin S :
Il ne faut surtout pas avoir peur de parler de son idée, ou penser qu’on va vous la piquer, car

une idée ne vaut rien sans exécution.

Au contraire, il faut en parler le plus possible. Il y aura toujours des gens qui auront eu votre idée avant vous, et ça évoluera toujours au fur et à mesure que vous l’exécuterez.


Merci de nous en avoir dit plus sur votre expérience d’entrepreneur. On espère que votre parcours en inspirera d’autres dans la communauté et ailleurs 😉