Hello chers moussaillons, corsaires et autres curieux, bienvenue à vous ! <3
Après la formation The Hacking Project, les chemins varient. Certains créent leur boîte, d’autres continuent de travailler dans leur domaine avec plus de compétences, d’autres se reconvertissent professionnellement en tant que developper, puis d’autres continuent de se former après The Hacking Project. En école ou avec des MOOCs.

Dans cet article, nous allons suivre le parcours d’un corsaire (session 1) The Hacking Project , qui a créé sa boîte, j’ai nommé Anthony Amar que voici ⬇️

Bonjour Anthony, peux-tu nous parler un peu de ton parcours avant The Hacking Project ?

J’ai un parcours assez atypique puisque j’ai été viré de mon lycée à 17 ans, ce qui m’a contraint à travailler sur les chantiers de l’entreprise familiale. Après une année sabbatique qui m’a permis de faire le point sur mes envies, je me suis lancé dans des études de musique (ATLA et conservatoire de Cergy en jazz) pour devenir musicien pro et professeur de musique.

Après mes études, j’ai obtenu un poste de prof de guitare chez Cultura et me suis occupé du programme pédagogique de guitare pour l’ensemble de l’enseigne (~25 magasins, ~40 professeurs de guitare). Lors de ma première année d’étude, j’avais monté mon premier studio de musique que je continue de gérer aujourd’hui. C’est ce qui m’a donné l’idée de Studiomatic !


Pourquoi as-tu rejoint The Hacking Project ?

Lorsque j’ai commencé à lancer ma startup Studiomatic, je cherchais un développeur pour m’accompagner dans la mise en place technique. Mais le marché étant ce qu’il est, je n’en ai pas trouvé. J’ai donc décidé d’apprendre à coder pour le faire moi-même ou au moins trouver quelqu’un avec qui m’associer.

Au final, le cursus m’a apporté bien plus. . .

– Une compétence en code assez poussée
– Une connaissance plus large du milieu du web et des start-ups
– Une dynamique de travail beaucoup plus poussée
– Un produit pour ma boite
– Un associé du tonnerre
– Beaucoup d’amis
– Un poste de prof de programmation à l’INSEEC
– Des articles dans la presse (Echos Start, Medium, Human Coders, Echos Business entre autres…)
– Beaucoup d’autres side-effects liés à la communauté (clients, services, conseils, rencontres…)

J’en garde donc forcément un très très bon souvenir.


Parle-nous un peu de la boîte que tu as montée suite à ton passage chez THP ?

Avec Studiomatic, nous voulons donner les moyens aux personnes créatives de se surpasser en réinventant l’expérience des lieux de pratique artistique. Nous nous appuyons sur des technologies tel que l’IoT et l’intelligence artificielle pour créer des lieux simples d’accès, modulable et innovants. La musique étant notre premier amour, nous avons commencé par développer des studios de répétitions ouvert 24h/24, 7j/7 et entièrement automatisés : les musiciens réservent et paient sur internet et accèdent au studio grâce à leurs smartphone.

Actuellement, nous travaillons main dans la main avec les plus grands studios parisiens pour mener une révolution plus globale. Nous avons développé une solution SaaS/HaaS (hardware as a service) leur permettant d’améliorer et de simplifier l’expérience au sein de leurs studios. La gestion est simplifiée grâce à la prise de réservation et les plages horaires sont étendues grâce aux objets connectés et à de puissants outils web. Cela permet surtout aux studios de libérer leurs régisseurs des tâches les plus chronophages pour remettre les relations humaines au centre de leur activité.


Peux-tu nous donner quelques conseils pour créer sa startup ?

Je pense que le plus important est de comprendre et de formaliser la raison pour laquelle nous voulons créer une startup. On parle beaucoup du triptyque “Mission, Vision, Valeur” qui peut paraître un peu bullshit au début. Cela m’a personnellement pris énormément de temps pour vraiment comprendre et verbaliser tout cela mais je pense que c’est de loin la chose qui m’a le plus aidé. C’est une quête plus globale et spirituelle que technique, mais tellement bénéfique sur tout un tas d’aspects de sa vie et de son projet entrepreneurial, qu’il ne faut surtout pas passer à côté.

Quelque chose qui m’a toujours bien réussi personnellement : faire le plus gros du travail seul pour pouvoir intéresser des personnes à venir collaborer. Je pense très sincèrement que l’excuse “Je ne peux pas me lancer, il me faut un développeur/graphiste/musiciens/#{job_or_skill} pour faire mon produit” n’est pas du tout valable à notre époque.

Aujourd’hui, il est littéralement possible d’apprendre TOUT ce dont on a besoin, tout est une question de mindset. Une masse considérable de connaissance est disponible très facilement : bibliothèques gratuite, internet + google, bootcamp d’apprentissage style THP, droit à la formation pour les gens qui ont travaillé, formations Pôle Emploi, apprentissage par les pairs

Aucune excuse ne devrait empêcher l’entreprenariat et peu importe sous quelle forme. 😃


Merci pour ton retour d’expérience et à bientôt sur le slack pour rencontrer les futurs moussaillons !